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vendredi 11 août 2017

Ne rien perdre... transformer

Depuis mon stage de gravure sur gomme chez Fabienne (la Fabutineuse)
en juillet 2016,
j'ai fait de nombreux essais, tests,
des résultats heureux, d'autres plus approximatifs.
Mais l'essentiel est bien de progresser et
surtout... prendre du plaisir !
C'est chose faite et mon compte Instagram m'aide à avancer.
(IG : eleonore_sevade... le pseudo - nom de famille "sevade"
est bien parlant !).


Au fil de cette année, j'ai accumulé des morceaux de gomme.
Je n'aime pas jeter ce qui pourrait être utilisé à nouveau !




Quelques chutes de gomme ont été gravées,
sans idée particulière.

Puis, j'ai poursuivi l'exercice avec une impression sur papier...
comme un feu d'artifice !




Ces petits morceaux de gomme gravée
se transforment en tesselles pour mosaïque.
Alors je les ai utilisées de cette façon...




De quoi mettre en valeur le portrait (photocopié)
de cette jeune Odette, née le 1er décembre 1904.
(ma grand-mère paternelle).

Ces derniers temps, j'ai eu l'occasion de travailler sur de nombreux documents anciens.
Des photographies (certaines datant de la fin du 19ème siècle), des lettres, des carnets manuscrits...,
le tout appartenant à la famille d'une amie 
qui souhaitait que je raconte 
l'histoire d'une maison transmise de génération en génération.
J'ai remonté le fil du temps et écrit un livret.
Alors que tous les documents ont été restitués, j'ai retrouvé ce tout petit morceau de papier,
noirci à l'encre, à l'aide d'un stylo plume.

Ce mot a été écrit dans les années 20 par une mère,
pour sa fille, qui allait se marier.
Ce texte est, à l'origine, né sous la plume de Victor Hugo, pour sa fille Léopoldine.
Quelques mots ont été modifiés.
Cet écrit est presque contemporain du portrait d'Odette !

Je l'ai photographié ici, avant de le restituer ... belle écriture fine, appliquée...
comme un petit chef d'œuvre !


 
 

 

lundi 24 juillet 2017

Les randonneurs... au Cap Vert

Voilà bien longtemps que je n'ai publié un nouveau billet !
Alors voici en quelques photos,
notre randonnée aux Îles du Cap Vert, fin mai dernier.
Nous sommes au milieu de l'Atlantique,
à quelques 500 kilomètres des côtes sénégalaises.

Sportive, moi ?
Pas vraiment !
Mais nous avions l'envie de découvrir un endroit préservé,
où chaque soir on fait étape dans un petit village,
après plusieurs heures de marche.
Nous sommes 16, plus Silverio notre guide local.
Beaucoup de simplicité, d'entraide, de bonne humeur.
Un très beau groupe... loin du tumulte et de la mondialisation.

L'île Santo Antao est montagneuse, volcanique.
Il fait très chaud !

Premier paysage,
Les nuages s'engouffrent entre deux montagnes.



Les bords des chemins empruntés ressemblent à cela.
Des clôtures faites de branches, simples et belles,
Des bananiers...



Nous croisons des enfants sur le chemin de l'école.
Ils sont calmes, souriants. Ils semblent heureux.
Souvent l'école est loin de chez eux, ils parcourent 
les kilomètre à pied, à plusieurs.





Un soir, nous avons bivouaqué dans une école.
Comme une colonie de vacances !
Au matin, devant l'école,
une scène de vie simple.
L'âne est un fidèle compagnon "transporteur"








Puis, une belle halte dans un village de pêcheurs à Cruzinhas.
Un spectacle à contempler.
Des couleurs sublimes.
Des leçons de vie, de solidarité.
Les générations se mêlent pour sortir les poissons des filets.
Chacun a un rôle à jouer.
Comme une pêche miraculeuse.











Un autre joli souvenir.
Le dernier jour, nous avons pris le bateau pour rejoindre Mindelo, capitale
de Sao Vicente, là où se trouve la maison de Cesaria Evora.
Leïla m'offre un masque passeport (du Cameroun !) en me disant :
"C'est pour te rappeler la tête que tu faisais dans les montées !"
... oui, le souffle m'a manqué !
Alors, revenue à la maison,
j'ai repris encres et gomme pour graver quelques motifs façon "wax"






Difficile randonnée mais...
merveilleux voyage,
plein d'humanité.

 

mercredi 10 mai 2017

Faire comme si...

Imaginer rejoindre cet atelier de couture,
peint par l'artiste Arlésien Antoine Raspal.
Les couturières travaillent les "indiennes",
ces tissus colorés peints ou imprimés
qui, à l'origine, étaient importés des comptoirs des Indes.

En France, on se mit à produire des indiennes,
dans des manufactures situées à Nantes, Mulhouse, Rouen...

Les motifs de ces indiennes sont inspirants.
Alors, si je m'amusais à "faire comme si".
Comme si, il fallait imaginer des motifs....





Quelques croquis,
pour graver la gomme...



Poursuivre l'exercice,
en mettant en scène les motifs,
comme un carnet de collection...

Mes jolis ciseaux de brodeuse et couturière,
fabriqués à Nogent en Bassigny,
sont invités sur ces photos...









"Indiennes"
quel joli nom.
Le petit tour dans l'atelier des couturières, peint
par Antoine Raspal, s'achève avec ces dernières photos
où la gravure de ces tampons m'a permis d'imaginer 
des "impressions textile"
... qu'il faudra un jour transférer réellement sur un coton...
un autre projet !




 




 
 
 
 

 

lundi 3 avril 2017

Histoire de mémoires

Une amie et sa Maman m'ont confié 
des albums photo, des carnets,
des lettres...
Comme une multitude d'empreintes
laissées au fil du temps.
Tout ceci pour leur écrire l'histoire
d'une maison de famille réinvestie depuis peu.
Une maison qui se remplit à nouveau de rires d'enfants,
une maison porteuse de nouvelles promesses, de nouveaux projets.

Voici quelques photos des objets de "mémoire",
sans rien révéler de cette famille qui me fait confiance.
Témoignage d'une première génération.
Le carnet de route d'un jeune homme
parti combattre durant la première Guerre mondiale.





Un autre album photo, orné d'un ruban de taffetas.
Des menus des années 20 où les noms des plats
ne manquent pas de grandiloquence !!
Galantine de foie gras à l'Infante,
Croustade Pompadour,
Petits pois à la Française,
Buisson d'Ecrevisses...





Des souvenirs à foison,
témoins de plusieurs générations habitant un même lieu.
Des maîtres, des métayers, des domestiques fidèles, des récoltes, des plantations,
des animaux d'élevage ou de compagnie, une mare, des amis de passage,
du bruit dans la cuisine, des chambres d'hiver, des chambres d'été.
Des mariages, des générations qui cohabitent.
Puis des envies d'évasion et de découverte comme en témoigne
ce menu coloré des années soixante.
Un dîner de gala à bord du prestigieux paquebot France.







En attendant de trouver le temps de prendre connaissance de tous ces documents,
d'écrire l'histoire de cette maison, j'ai voulu faire pour mon amie
une affichette (format A5) dans un esprit ancien, façon tissu...
J'ai trouvé l'inspiration des motifs, à partir de la photo d'un châle ancien.
Motifs gravés.







Tons or, bleu, rouge et vert







Prêt à être postée,
une affichette symbolique pour un quarantième anniversaire.
Je l'ai imaginée encadrée, sur l'un des murs de cette maison accueillante, 
habitée d'une âme.


 
 

samedi 11 mars 2017

Vol à destination de New-York

Il y a quelques mois j'avais acquis des livres anciens
provenant de la Bibliothèque municipale ; ce qu'on appelle des "sortis de collections".

Celui-ci m'a fait un clin d'œil, publié en 1982.
Potentiellement, mes fils et moi avons pu feuilleter ses pages 
lors de nos sorties du mercredi à la bibliothèque !




 


Le graphisme des illustrations restitue la verticalité de cette ville.
Des bâtiments qui s'élancent vers le ciel,
qui s'alignent le long d'axes réguliers.
Voici une page (World Trade Center) qui évoque des souvenirs ayant marqué l'Histoire à tout jamais.







J'ai acquis ce livre pour la somme symbolique d'un euro.
Alors pourquoi ne pas transformer une illustration de ce livre,
en mêlant un travail d'impression de gravure sur gomme ?

Allez, je me lance.
Les couleurs ?
L'orange "néon" pour une ville qui ne s'éteint jamais ?
Le gris métallique pour évoquer les constructions de fer ?
Le graphisme du tampon ?
Des lignes un peu Art déco,
en référence au Chrysler Building (construction 1930-1931) ?




 
Finalement je superpose orange fluo et gris métallique.
Je ne sais pas encore où je vais,
mais les impressions sont inévitablement "verticalisées" !



 



Il s'ensuit un travail de découpage de "bandes" collées sur un passe-partout blanc,
où l'illustration du Chrysler Building a trouvé sa place.
Réflexion, hésitation... il faut faire un choix...
... alors voici le résultat. 




Voici le texte, de l'auteure du livre, consacré à ce beau gratte-ciel :

"Construit en 1930, le Chrysler Building fut pendant deux ans le plus haut gratte-ciel du monde avant que l'Empire State ne le détrône. 
Il conserve la quatrième place parmi les géants et surtout sa belle originalité. Son casque d'acier contient des diamants qui
scintillent au soleil couchant ; ses ascenseurs s'ornent d'une marqueterie d'acajou et ses halls d'entrée sont dallés de marbre".


Et si on prenait un vol pour New-York ?




 
 
 
 

 

dimanche 26 février 2017

Ciseaux de brodeuse

Il y a quelque temps,
Sophie, l'amoureuse de mon fils aîné,
avait évoqué son admiration pour 
les ciseaux de brodeuse.

Ils sont de petite taille. 
Les plus anciens sont ouvragés, précieux,
à l'image de ceux-ci trouvés sur Pinterest.






En fin d'année dernière,
nous avons fait un petit tour
au pays de la coutellerie (Nogent en Bassigny)
et j'ai pu acheter ces petits ciseaux de brodeuse,
cadeau tout trouvé pour l'anniversaire de Sophie.
Sur la photo, se trouve également une boite originale
pour y déposer un vers à soie (fin de stock mis en vente
au Musée de la soie dans les Cévennes).







Ces charmants ciseaux devaient trouver un écrin.
Alors au travail... avec des matières stockées à la maison,
feutrine bleu marine, cuir orange et tissu esprit seventies
vu déjà par ICI.






Improvisation,
Exercice de couture,






Les ciseaux de brodeuse ont trouvé leur écrin.
Trois ronds de papier seront tamponnés d'une fleur pop, embossée.
Ils porteront un message pour un très bon anniversaire...



 

 
 

lundi 20 février 2017

Pommes, pommes, pommes

Depuis quelques semaines,
retour en atelier avec le "Maître", 
au gré de mes jeudis soirs libres.

Je l'avais évoqué ICI.
Six années de cours du samedi
s'étaient achevées...
puis le "Maître" a dit :
"les cours me manquent..."
Nous sommes aujourd'hui 5 privilégiées 
à envahir ... sa cuisine... qui se transforme en atelier
le temps d'un soir.

Premier travail figuratif : des pommes posées sur un chiffon blanc.
Ouïe, le dessin n'est pas mon fort !
Je ne sais pas par où commencer !

Mon appréhension s'estompe lorsque le Maître
me tend son appareil photo.
Finalement, je cadre le sujet à ma façon.
Je peux ainsi visualiser sur l'écran,
ce qui m'aide à faire cette mise en place :







Oui, les pommes seront bleues vertes.
Je fuis l'idée de m'ennuyer dans un exercice "artistique".
Le Maître tend ses pastels gras.
Certaines surfaces en peinture acrylique
seront "balayées" de ces pastels qui animeront les couleurs.
Je souhaite rajouter un "côté déco",
alors je fais des pochoirs pour "imprimer" le tissu.
(référence au travail des tampons gravés sur gomme pour lequel j'essaie de m'exercer régulièrement !)







Quelques semaines plus tard,
les dernières touches sont apportées.
L'exercice de la couleur est celui que je préfère,
celui qui me donne le plus de plaisir
et ne prend pas toujours le pas sur ce qui paraît
toujours aussi difficile : le dessin, les ombres, les reliefs...





Et pour finir ce billet,
qui permettra de commencer la semaine
par un brin de poésie.
Voici la jolie phrase de l'écrivain-chanteur Québécois Félix Leclerc :
"Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour". 

samedi 18 février 2017

Osez Joséphine

Ce livre est à l'origine de ce billet,
il sera le cadeau d'anniversaire de l'amoureuse de mon fils, Agathe.






Galerie de femmes audacieuses et novatrices,
qui assument ce qu'elles sont, dans le tourment de leur époque,
riches de leur différence.
Galerie de portraits : Clémentine (la femme à barbe), Agnodice (gynécologue... au IVème siècle avant JC), Délia (exploratrice),..
puis Joséphine (Baker) plus célèbre. Et bien d'autres encore.
Ce livre est un bijou. Les illustrations subtiles nous content des histoires vraies
qui rendent fières.




 





Sur la couverture, l'illustration du portrait de Joséphine 
me plait bien !




Et si je faisais un petit essai de gravure sur gomme !
Pas facile...
j'opte pour une version en négatif, moins compliquée...




Ceci accompagnera (très modestement !!!)
le livre offert.
Oui, j'ai "osé" Joséphine !




 
Comme l'écrit Pénélope Bagieu :
"Souvent réduite à une ceinture de bananes,
Joséphine Baker était incroyablement engagée,
altruiste et courageuse".

Alors, coïncidence ?
J'avais eu l'occasion de photographier
ce joli portrait de Joséphine il y a quelques mois 
au Centre national du costume de scène de Moulins (Allier)
(une fois n'est pas coutume, cette visite était organisée au cours 
d'un séminaire de travail !).
Décidément, Joséphine est source d'inspiration !






 

lundi 13 février 2017

Vitalis est né

Vitalis est le prénom original 
d'un petit garçon né en fin d'année dernière.

J'ai eu envie de lui faire un petit cadre 
avec l'initiale de son prénom.

Quelle couleur ?, 
sachant que l'initiale sera masquée.




 
Finalement, je me dis
qu'il est plus prudent d'opter pour une couleur foncée.
Dans la foulée, je décide de travailler
avec l'initiale du grand frère qui est T... comme Toussaint
(autre prénom original !)





Initiale encadrée.
Petit cadeau "raccord" avec ce hochet en bois 






Pas de jaloux !




Mot d'enfant en retour des cadeaux.
La Maman me rapporte le commentaire de Toussaint :
"Oh tiens, ça tombe bien c'est un T comme mon prénom et en rouge en plus, c'est mal couleur préférée".

... je suis comblée...